L’écriture décentrée. La langue de l’Autre dans le roman contemporain by Michel Laronde

Excerpt

Laronde, Michel, ed. L’écriture décentrée. La langue de l’Autre dans le roman contemporain. Paris: L’Harmattan, 1996. Pp. 211.

 

Serions-nous déjà subrepticement entrés en post-Francophonie ? Certes, l’intérêt pour les productions littéraires en français de l’outre-Hexagone est immense. Mais tout aussi immenses sont les problèmes épistémologiques que soulève cette “communauté imaginée” dont les frontières—au moins celles de la Francophonie du Sud—correspondent grosso modo aux contours de l’ex-Empire colonial, et qui tend, en embrassant les lettres locales ou nationales, à les divorcer d’autres continents ou archipels littéraires possibles. A cela s’ajoutent des défis tels qu’en pose la romancière marie Ndiaye en refusant l’épithète “FRancophone”, puisque, argue-t-elle, sa langue maternelle est le français et son lieu de naissance et d’écture, la France (B. Ormerod et J. M. Volet, Romancières africaines d’expression française, Paris: L’Harmattan, 1994, 111).

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