Godard, Rohmer, and Ranciere’s Phrase-Image
According to Jacques Rancière, we are in the midst of a seminal aesthetic regime. The paradigm of this new regime is hybridity. Everywhere we look, Rancière explains, we witness continuous and unfettered border-crossings between genres, between high and low art, art and non-art, art and commodity. These border-crossings are not evidence that differences have been reduced to sameness, but are the sign of a capacity to maintain identities at the heart of pluralism. What appears paradoxical is not. Pluralism is manifest in aesthetics as well as in the larger cultural and political spheres. Jürgen Habermas writes, “la reconnaissance des différences, la reconnaissance mutuelle de l’autre dans son altérité peut aussi devenir la marque d’une identité commune.”1 And Tzvetan Todorov, writing in praise of a united Europe, states in Le Nouveau Désordre mondial,
On pourrait se demander dans ce contexte si l’unification de l’Europe, se produisant de surcroît à l’âge de la mondialisation, ne menace pas cette diversité culturelle. Je crois pour ma part que le danger est surestimé. Les êtres humains ont su de tout temps faire la différence entre identité civique, ou administrative, et identité culturelle; à cet égard, l’Etat-nation est plutôt l’exception que la règle. Posséder un passeport européen ne vous empêche nullement de vous sentir espagnol de coeur, et même andalou.
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